Texte dune conférence prononcée en 2000 à loccasion de
la parution de lInfinitif des pensées aux Éditions de lÉclat, lInfinitif complément en est en quelque sorte, selon les
termes de lauteur, « une postface précoce ou si lon préfère, un complément ».
Comme nulle part aussi nettement, Emmanuel Fournier sinterroge ici sur la logique dinachèvement contenue dans
le mode infinitif – infinitif que lon opposera donc aussi bien à conjugué ou à substantif que, singulièrement désormais,
à définitif. De fait lInfinitif complément a vocation darticulation logique de tout le travail décriture, depuis
Croire devoir penser, dont une citation et sa matrice sont ici découvertes (§ 11 de Croire devoir penser / § 11 de
lInfinitif complément), jusquà Mer à faire, dont lInfinitif complément pourrait tenir lieu de « préface précoce » en
en expliquant lincipit, volontiers provocateur : « Dessiner la mer, quai-je de mieux à faire désormais ? Quoi de plus
vain, quoi de moins ? Il fait beau ce matin et jai achevé de penser. Et la mer est à faire, qui veille sur nous de si loin. »
> Emmanuel Fournier
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