Emmanuel Fournier

Né en 1959, Emmanuel Fournier est notamment l’auteur de quatre ouvrages publiés aux Éditions de l’Éclat : Croire devoir penser (1996), L’Infinitif des pensées (2000) et Philosophie infinitive (2014 & 2018). Être à être paraît en septembre 2021.

Ces quatre publications forment, relativement à la mise en œuvre d’une écriture et d’une méthode infinitive (c’est-à-dire au premier chef l’élaboration d’une langue « déconjuguée », qui fait abstraction des substantifs en privilégiant exclusivement les modes impersonnels du verbe : l’infinitif, et dans une moindre mesure le gérondif et les participes), l’axe principal et le plus original du travail d’écriture d’Emmanuel Fournier.

Sur un plan philosophique, l’un des atouts majeurs de la « langue infinitive » est de contourner les marques du sujet, le contingent des objets ou des concepts qui, pour l’auteur, entravent la réflexion ; ce faisant, la langue infinitive se donnera les moyens de penser à neuf les principales questions de la philosophie.

Parallèlement à son œuvre philosophique, inséparable de son questionnement, Emmanuel Fournier est un artiste qui utilise le dessin comme mode d’interrogation. Composé de deux volumes publiés chez Éric Pesty Éditeur en 2005, 36 Morceaux et Mer à faire ont formé un diptyque qui rapprochait, pour la première fois dans un même projet éditorial, les deux modes de recherche principaux d’Emmanuel Fournier

Depuis lors, deux livres d’Emmanuel Fournier ont paru dans la collection agrafée : L’Infinitif complément (2008) et La Comédie des noms (2016).

Or, si la publication de 36 Morceaux a inauguré les éditions Éric Pesty en 2005, Tractatus infinitivo-poeticus qui paraît en juin 2021 marque une reprise sur un plan éthique : où la métrique du vers compté qui s’introduit ici dans l’œuvre d’Emmanuel Fournier fait converger, au point de leur complicité, deux économies radicales : l’économie infinitive du philosophe et l’économie typographique du compositeur au plomb dans un ouvrage qui – audace majeure – emprunte son titre autant à Wittgenstein qu’à Spinoza : « En explorant la possibilité d’un Tractatus infinitivo-philosophicus, le texte qui commence voudrait donc explorer en même temps celle d’un Tractatus infinitivo-politicus et celle d’un Tractatus logico-poeticus. » (Emmanuel Fournier.)

Chez d’autres éditeurs :

Dernière mise à jour 2021
Livres
Aux éditions Corduriès
  • Sur la lecture, 1989 & 2007
  • La même chose 1993 & 2007
  • Six comptes rendus, 2007
  • Diptyc’Domino, 2007
  • Catalogue de mers, 2007
Expositions
  • Diptyc’Domino, Chez Françoise Acat, Paris, 1990
  • La charogne, FIAC, Paris, 1993
  • La même chose, Salon Découvertes, Paris, 1994
  • 36 morceaux de mer (transcriptions pour trois instruments), Galerie Pierre Colt, Nice, 1995
  • Catalogue de mers, centre international de poésie Marseille, 2007