Théorème de densité

Théorème de densité s’écrit dans la continuité d’une étude : « Entre préposition et anatomie – une lecture parasitaire », parue dans le Cahier Critique de Poésie n°16, à l’occasion d’un dossier consacré à Claude Royet-Journoud.
Si, dans ce premier texte, la préposition s’instituait au point d’articulation entre langage et corps, point d’articulation et/ou de convulsion manifesté par des allusions à la poupée de Hans Bellmer ; cette recherche se prolonge dans Théorème de densité, qui interroge, dès l’exergue du poème, la façon dont l’articulation du corps peut se prononcer dans l’articulation de la langue :

« dans l’intervalle qui se produit entre savoir parler (s’articuler)
et donner libre cours au corps – »

L’expérience physique de cet intervalle est à la fois narrativisée dans le récit d’un face-à-face entre un homme et une femme, mais encore littéralisée, par projection du récit sur les deux dimensions de la page – laquelle est en train de s’écrire ou de se lire – en passant par le vertige et l’aspiration d’un gouffre.
La « densité » s’éprouve dans l’intervalle entre deux corps, entre deux pages, entre deux parties du livre, jusqu’au distique final où se redimensionne l’excès.

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En 2016, paraissent 8 clos, écrit en français par l’auteur, et Virvel, écrit en suédois : deux livres qui condensent l’expérience poétique d’Helena Eriksson dans une co-édition Chateaux/Eric Pesty Editeur.

Théorème de densité de Helena Eriksson traduit par Jonas (J.) Magnusson et l’auteur 2011 14 x 22 cm, 28 p., 9 € isbn : 978-2-917786-09-3

Auteur : Helena Eriksson

traduit par Jonas (J.) Magnusson et l’auteur
2011
14 x 22 cm, 28 p., 9 €
978−2−917786−09−3

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