Perles qui furent

Poète anglais né en 1936, J. H. Prynne est l’auteur d’une oeuvre magistrale, aussi discrète que complexe – au point que cette complexité a pu être mise en exergue par Omar Berrada en ouverture de la lecture de l’auteur au Centre Georges Pompidou en 2009.

Si donc la fameuse complexité prynnienne est incontestablement présente dans Pearls That Were, celle-ci se compose dans une forme toute d’élégance et de densité. Où se conjugue peut-être, à travers le terme ambigu de « perles », ressaisi dans une métrique érudite, une lyrique – pour ne pas dire une mécanique des fluides.

Traduit dès sa parution en anglais en 1999, Perles qui furent trouve une place décisive dans l’élaboration de l’oeuvre poétique de Pierre Alferi, annonçant aussi bien La voie des airs que la préface récente à Chercher une phrase intitulée « Météo du sens » (Bourgois « Titres », 2007). Préface qui pourra faire office d’introduction, indirecte mais exacte, aux enjeux poétiques de Pearls That Were et de sa traduction.

Nous nous permettons de renvoyer nos lecteurs au numéro de Critique : « Les Intensifs, poètes du XXI° siècle », coordonné par Michèle Cohen-Halimi et Francis Cohen, pour replacer cette traduction essentielle dans le travail de poésie de Pierre Alferi.

C’est donc à la rencontre de deux auteurs majeurs sur la question de l’écriture, la question du sens, du rythme et du poème, que voudr