Anne-Marie Albiach est née en 1937. En quatrième de couverture de son bel et important essai intitulé Le théâtre du poème / vers Anne-Marie Albiach (L'extrême contemporain/Belin, 1995), Jean-Marie Gleize écrit :
« Anne-Marie Albiach est considérée comme un des poètes les plus importants, les plus influents de sa génération. Cela tient à la radicalité de son engagement et de son exigence formelle. État et Mezza Voce, ses deux grands livres, déploient, sur un mode tout à la fois rigoureux et baroque, une sorte de chant multiple, un concert de voix qui se croisent et dialoguent dans un espace “sans perspective”. Il y a là comme un théâtre mental et physique, un théâtre qu'on pourrait dire non figuratif mais certes pas “abstrait”, parce qu'il met en scène l'énergie du désir. Un lyrisme objectif, donc, par ce théâtre du poème, par cette chorégraphie. Obscur et violent, si l'on veut, comme ce qu'il met en scène. Je ne crois pas qu'on puisse y échapper. »
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Depuis sa fondation en 2005 l'association Éric Pesty Éditeur a eu le très grand plaisir de publier deux livres, non pas à proprement parler de
mais avec Anne-Marie Albiach :
Anne-Marie Albiach l'exact réel de Jean Daive, qui réunit les cinq entretiens que celle-ci a donné à Jean Daive entre juin 1978 et janvier 2003 ;
« A » 9 (première partie) de Louis Zukofsky – publié pour la
première fois dans le douzième numéro de Siècle à mains – qu'Anne-Marie Albiach
a traduit au tout début des années 70, donc parallèlement à l'écriture d'État, et dont nous proposons aujourd'hui une nouvelle
édition, dans la collection agrafée.
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Dans une notice intitulée « la voix échappe » nous avons tenté d'interpréter le contraste entre l'architecture symétrique du livre État et la dissymétrie de la table des matières le concluant. Nous nous permettons de renvoyer notre lecteur au dossier consacré à Anne-Marie Albiach dans le Cahier Critique de Poésie n° 5.